Josh, IBike & Jackalope

Josh, IBike & Jackalope

La boutique IBike, sur la rue Rachel s’est toujours spécialisée dans le vélo urbain. Crédit Photo : Marie Vallières

Tu roules en fixed gear ? Alors tu connais la boutique IBike!

 

Implantée dans la communauté des pignons fixes montréalais depuis 2010, c’est une des boutiques urbaines les plus impliquées en événementiel.

 

iBike, c’est plus qu’un bike shop, c’est aussi une équipe cycliste, composée cette année de 25 athlètes, hommes et femmes, qui participent à des compétitions de fixed gear, de cyclo-cross et de vélo de route. On a pu les voir aux Toonie Crit, aux Red Hook Crit , aux Mardis de Lachine et à plusieurs autres courses de route sanctionnées par la Fédération Québécoise des Sports Cyclistes. La super van à l’effigie de la boutique, de couleur jaune-orange, est super reconnaissable, et fait maintenant partie du paysage lors des courses et événements de vélo en ville. IBike a organisé, depuis sa création, plusieurs courses et événements pour la communauté fixed gear, entre autres : des rides ouvertes à tous, le Bikeapalooza, et la collaboration annuelle avec le festival Jackalope depuis 2012 avec le fameux mur, et depuis 2013 un incontournable critérium fixed gear.

 
Ce sont aussi les premiers à dire oui et à encourager les initiatives d’organisateurs d’événements de bike en faisant la promotion de ceux-ci et en offrant des prix pour les gagnants des courses, notamment pour des Alleycats : courses historiquement organisées par des messagers à vélos, reproduisant par un manifeste et une série de checkpoints une typique journée de travail, sous forme compétitive.

Josh Gieni, fondateur et co-propriétaire. Crédit Photo : Marie Vallières

Un des propriétaires Josh Gieni, connu comme vendeur, comme mécano, comme rider, comme racer, comme organisateur et comme directeur d’équipe, nous accueille dans sa shop pour vous parler du IBike Crit au Jackalope, qu’il prend sous son aile chaque année.

 

MV : Ce que tu préfères entre faire ou organiser une course ?

JG : Courser, c’est sur! Mais on a besoin de gens qui organisent des courses pour en avoir plus.

 

MV : Peux-tu nous dire combien de travail ça représente organiser une course de cette ampleur ?

JG : C’est sur que ça prend beaucoup d’énergie, beaucoup de temps, mais il le faut. On a besoin de plus de courses pour faire grandir la communauté. Et dès que la course finit, on commence déjà à organiser celle de l’année d’après : il faut contacter les sponsors, signer des contrats, recruter des athlètes, faire du suivi chaque semaine, prendre le temps de faire des entrevues comme maintenant, parler de l’événement,  etc.

 

MV : Ce qu’on retrouve dans la communauté fixed gear, qu’on retrouve pas dans les autres communautés cyclistes ?

JG : Une des caractéristique par rapport à la route, disons, c’est l’inclusion. N’importe qui peut faire des courses de fixed. En route c’est plus exclusif, les vélos sont chers, les inscriptions aussi. Le fixed gear, a quelque chose, et c’est difficile de mettre le doigt dessus, mais c’est unique. Le type de crew que ça amène, l’ambiance qui se crée dans les événements, ça a encore et toujours un côté underground, et ça ne suit pas non plus toutes les règles, c’est vraiment spécial.

IBike est un point de repère important dans la communauté fixed gear de Montréal. Crédit Photo : Marie Vallières

MV : Tu aurais un conseil à donner à quelqu’un qui veut faire des courses de fixed gear pour la première fois cette année ?

JG : Juste GO! C’est sur qu’il y a l’entraînement qui vient avec cette décision, mais il y a des catégories amateures dans les courses pour prendre de l’expérience. C’est la façon de commencer, et il faut commencer quelque part, alors c’est juste d’essayer!

MV : Est-ce que tu dirais que le vélo c’est ton sport préféré ?

JG : Maintenant, oui. J’ai fait tout plein d’autres sports mais depuis que la boutique est ouverte c’est vraiment MON sport.

MV : Autant dans tes courses en fixed gear qu’en route, ce qui te permet de donner un dernier effort ?

JG : C’est de penser aux raisons qui te drive, ça arrive à chaque course, à chaque entraînement. C’est ce qui va permettre de te dépasser et de t’améliorer à chaque jour.

MV : À part le critérium de fixed gear, ton coup de coeur au Jackalope ?

JG : Le week-end au complet! Juste de chiller là-bas, te prendre une bière, manger, aller voir les pop-up shops, le skate et la slackline. C’est une fin de semaine de divertissement.

Josh, la van à l’effigie de la boutique et un vélo de piste IBike. Crédit Photo : Marie Vallières