Skateducation : je vous éduque là-dessus !

Skateducation : je vous éduque là-dessus !

Crédit photo : Skateducation

Skateboard-Études. Décrochage. Sédentarité. Motivation.

 

Dans mon dernier article,  je vous ai parlé des groupes de filles super « badass » qui brisent des stéréotypes. Cette fois-ci, ce sont des jeunes skaters qui sortent des sentiers battus. Des p’tits bums ? Non. C’est une bande de jeunes qui a la chance de pratiquer leur sport préféré à l’école, à condition de garder des bonnes notes. C’est une recette gagnante! À JACKALOPE, on promeut justement les bienfaits de l’activité physique tout en développant un sentiment d’appartenance. C’est l’une de nos missions. Je vous parle aussi de l’effet du sport sur la santé physique et mentale avec des vraies de vraies statistiques scientifiques. Attention, je sors les grands mots! Vous vous coucherez moins niaiseux ce soir.

Crédit photo : Vice Québec

Du skate à l’école?

 

Depuis environ 2 ans, l’École secondaire du Triolet à Sherbrooke offre un programme bien particulier: Skateducation.

Du skate à l’école. Tous les matins. Pendant 2 heures.

C’est chouette, non ? Les fondateurs Vincent Beauchemin Bergeron, ainsi qu’ Antoine Gingras, deux pionniers du skate dans la région ont décidé d’offrir aux jeunes ce qu’ils rêvaient d’avoir dans leur jeunesse: un programme sport-études de skateboard. Les étudiants explorent autant l’aspect pratique, physique que culturel du sport.

Pouvoir skater 2 heures par jour à l’école est un privilège qui se mérite: les jeunes doivent maintenir une moyenne de 70% en mathématiques et en français. Le skate devient ici un motif pour la réussite scolaire ou encore une prévention au décrochage scolaire.

Vincent a su combiner son bagage d’entrepreneur et de skater pour redonner à son sport préféré. Il y a de cela 8 ans, il a créé le skate-étude. Ce qui fut du bénévolat à l’époque est maintenant devenu un programme à concentration sportive dans le but de stimuler les jeunes, dont certains ont des tendances décrocheuses. Sa mission est de voir son projet grandir tout en gardant l’esprit véritable du skateboard.

« Keep it real », comme il dit.  Antoine, lui, est le genre de gars toujours en quête de l’amélioration et qui aime s’impliquer. Son expérience en ébénisterie est bien utile pour leur projet de construction et de conception de skatepark, Shredco.

Ils permettent aux jeunes d’expérimenter librement : essayer des nouveaux trucs, côtoyer des riders plus habiles, perfectionner leur style. C’est important de travailler sur leur confiance, leur entraide et leur tolérance envers les uns et les autres. Il s’agit de façonner la relève du skate, le futur de ce sport grandissant. Vincent m’a confié qu’ils concentrent présentement leurs efforts sur le développement de la scène de  skateboard locale, mais ils aimeraient éventuellement amener le projet dans d’autres régions du Québec… DO IT !

Le décrochage au Québec, ça ressemble à quoi ?

 

Si on regarde l’image d’ensemble, un total de 14,1% des jeunes quittent l’école avant d’avoir obtenu un diplôme d’études secondaires. 11% sont des filles et 17,4% sont des gars.

En d’autres mots, 3 élèves sur 5 qui décrochent sont des garçons. Qu’est-ce qui se passe les boys ?

Malgré tout, selon le Ministère de l’Éducation, le taux de décrochage est en décroissance. Nous avons cependant du chemin à faire. On remarque que ce qui sépare les décrocheurs du diplôme est principalement la réussite du français. Plusieurs décrocheurs sont ceux qui ont un retard scolaire, un déficit d’attention, ou tout simplement des jeunes désintéressés, peu motivés. Il suffit donc de les cibler, de les connaître, et de trouver ce qui les motive.

Des sessions de skate matinales peut-être ? On en connaît qui sont preneurs !

La sédentarité: on ne bouge pas assez !

 

La télévision, les jeux vidéos, les ordinateurs, les téléphones intelligents, les tablettes… des heures et des heures de divertissement au bout des doigts. Ce n’est cependant pas ce qui va nous faire dépenser des calories.

*Les jeunes Québécois passent en moyenne 23,2 heures par semaine devant un écran.

Cela dépasse de plus de 9 heures le nombre maximal recommandé.

Près d’un jeune sur cinq passe plus de 35h devant un écran. C’est beaucoup.

Le sport : une solution parmi tant d’autres

 

La pratique d’un sport rime avec structure, assiduité, santé, valeurs, sentiments d’appartenance et estime de soi. Ça fait beaucoup de positif !

En pratiquant un sport à l’école, les jeunes y trouvent une motivation. Il s’y font des amis et peuvent se fixer des objectifs.

De plus, les effets bénéfiques du sport sont scientifiquement prouvés. Quand on fait du sport, notre corps sécrète des substances comme les catécholamines et la sérotonine.

De quoi ?

Je vous explique vite vite:

Les catécholamines (dont l’adrénaline et la dopamine) régulent la pression artérielle et la production d’énergie. Ça vous procure un sentiment de bien-être et stimule l’éveil.

La sérotonine…eh bien c’est l’hormone du bonheur !

De plus, une étude démontre que les jeunes avec des troubles d’attention qui ont fourni un effort physique intense affichent une performance similaire à ceux qui n’ont aucun trouble d’attention.

En gros: le sport c’est le meilleur médicament! Le sport c’est la santé.

Donc le skate… c’est la santé ??? Moi je veux bien le croire !

Crédit photo : Blizzard média